Pour les prévisions saisonnières, MétéoSuisse se base sur un modèle couplé océan-atmosphère qui permet de calculer, avec l'aide d'équations complexes, le développement des océans et de l'atmosphère. Pour connaître l'état initial de l'atmosphère à un temps donné, on prend en compte les mesures disponibles du monde entier. On utilise alors les observations des satellites, des bouées météorologiques, des avions mais aussi les stations au sol. Afin de pouvoir estimer la fiabilité de la prévision, on calcule un grand nombre de ces simulations. De cette manière, l'éventail de climats possibles peut être quantifié. Les prévisions seront finalement calibrées avec d'anciennes mesures.
La qualité des prévisions saisonnières reste en pratique limitée. Les modèles ne peuvent pas montrer la réalité dans leur complexité entière. Ils sont basés sur une série de simplifications. En outre, toutes les régions de la terre ne sont pas influencées de la même manière par les fluctuations mentionnées. Ainsi des prévisions saisonnières dans les régions tropicales sont relativement faciles, tandis qu'en Europe centrale, le bruit de fonds chaotique du climat couvre pratiquement chaque signal, notamment en ce qui concerne la saison hivernale.
La prévision saisonnière est somme toute encore un secteur de recherche très jeune, dans lequel on travaille actuellement intensément. Par conséquent, on peut s'attendre à l'avenir à d'autres améliorations.
Pendant longtemps, on considéra qu'il était impossible de faire des prévisions plusieurs mois à l'avance. L'atmosphère est un système hautement chaotique dans lequel le plus petit dérangement s'étend extrêmement rapidement. C'est pour cette raison que les prévisions sont limitées à moins de deux semaines – un problème qui ne pourra pas être résolu dans le futur.
Ainsi pour les prévisions saisonnières, on choisit une autre approche. On n'essaie pas de prévoir des événements particuliers mais on se limite au temps « moyen », c'est-à-dire le climat. Il s'agit ici pour ainsi dire de prévisions climatiques. Le climat est influencé par toutes sortes de facteurs extérieurs: il faut compter par exemple avec l'humidité du sol et la couverture neigeuse, mais surtout avec l'état des océans. El-Niño est un des phénomènes les plus visibles : lorsque la température de l'océan Pacifique au niveau de l'équateur augmente de façon inhabituelle, les précipitations en Amérique du Sud deviennent plus fréquentes ainsi que les sécheresses en Australie. Si l'on est en mesure de prévoir l'occurrence de tels événements, on peut également élaborer des prévisions climatiques saisonnières.
Ainsi pour les prévisions saisonnières, on choisit une autre approche. On n'essaie pas de prévoir des événements particuliers mais on se limite au temps « moyen », c'est-à-dire le climat. Il s'agit ici pour ainsi dire de prévisions climatiques. Le climat est influencé par toutes sortes de facteurs extérieurs: il faut compter par exemple avec l'humidité du sol et la couverture neigeuse, mais surtout avec l'état des océans. El-Niño est un des phénomènes les plus visibles : lorsque la température de l'océan Pacifique au niveau de l'équateur augmente de façon inhabituelle, les précipitations en Amérique du Sud deviennent plus fréquentes ainsi que les sécheresses en Australie. Si l'on est en mesure de prévoir l'occurrence de tels événements, on peut également élaborer des prévisions climatiques saisonnières.
Comment fonctionne une prévision saisonnière ?
